Le régime forfettario est le régime fiscal de faveur conçu pour les personnes physiques qui exercent une activité d’entreprise, artistique ou professionnelle à titre individuel. Il constitue aujourd’hui le régime de référence naturel pour ceux qui ouvrent une partita IVA de petite ou moyenne taille, car il permet une imposition simplifiée via une taxe unique, des obligations comptables allégées et l’exclusion de TVA et d’IRAP. Ce guide, mis à jour selon les règles en vigueur en 2026, présente de manière complète les conditions, le calcul du revenu, l’impôt substitutif, les cotisations de sécurité sociale, les causes d’exclusion, les avantages, les limites et les obligations pratiques, avec quelques exemples chiffrés détaillés.
Avant de poursuivre, un avertissement méthodologique : les montants fiscaux structurels (seuil de 85.000 euros, taux, coefficients) sont stables et confirmés pour 2026, tandis que les valeurs contributives INPS sont redéterminées chaque année par une circulaire spécifique. Les données contributives indiquées ici proviennent des circulaires INPS de 2026 ; il reste néanmoins une bonne pratique de les vérifier avec son commercialiste au moment du calcul.
À qui s’adresse-t-il et conditions d’accès
Peuvent adhérer au régime forfettario les personnes physiques (professionnels, artisans, commerçants, travailleurs indépendants) qui exercent l’activité sous forme individuelle. Sont exclues par définition les sociétés de tout type. Pour accéder et rester dans le régime, il faut respecter, l’année précédente, les conditions suivantes :
Recettes ou honoraires ne dépassant pas 85 000 euros, proratisés sur l’année en cas d’activité commencée en cours d’année. Ceux qui sont déjà en activité vérifient la donnée de l’année précédente.
Dépenses de travail salarié et assimilé ne dépassant pas 20 000 euros bruts par an (rémunérations versées à des collaborateurs, salariés, travail accessoire, bénéfices attribués à des associés en participation avec apport de travail).
Celui qui commence une nouvelle activité peut y adhérer en déclarant, dans la communication de début d’activité (modèle AA9), présumer le respect des conditions. Le régime est le régime naturel : il s’applique automatiquement si les conditions sont réunies, sauf option expresse pour le régime ordinaire.
Comment se calcule le revenu : les coefficients de rentabilité
La caractéristique centrale du forfettario est que le revenu imposable ne se calcule pas en déduisant les coûts effectifs des recettes, mais en appliquant aux recettes (ou honoraires) encaissées un coefficient de rentabilité forfaitaire, fixé par la loi en fonction du code ATECO de l’activité. La partie restante représente la quote-part de coûts reconnue de manière forfaitaire, indépendamment des dépenses réellement supportées.
Revenu imposable = Recettes/Honoraires encaissés × Coefficient de rentabilité
On applique le principe de caisse: comptent les encaissements effectifs de l’année, et non les factures émises. Voici le tableau des coefficients par macro-activité, inchangés en 2026. Avertissement : les codes sont les codes ATECO 2007 de l’Annexe n° 4 à la L. 190/2014 ; depuis le 1er avril 2025, la classification ATECO 2025 est opérationnelle et, jusqu’au décret de mise à jour (art. 1 D.Lgs. 81/2025), le coefficient s’identifie en remontant au code 2007 avec la table de correspondance ISTAT :
Exemple de lecture : un consultant (coefficient 78 %) qui encaisse 40 000 euros a un revenu imposable forfaitaire de 31 200 euros ; un commerçant (coefficient 40 %) qui encaisse 40 000 euros a un revenu imposable de 16 000 euros. À encaissement égal, la charge fiscale dépend fortement du coefficient de sa propre activité.
L’impôt de substitution : 15 % et 5 %
Sur le revenu imposable déterminé avec le coefficient s’applique un unique impôt de substitution qui englobe l’IRPEF, les surtaxes régionales et communales et l’IRAP. Les taux sont au nombre de deux :
15% ordinaire, appliqué à la généralité des contribuables au régime forfaitaire (regime forfettario).
5% réduit pour les nouvelles activités, applicable pour les cinq premières périodes d’imposition à ceux qui démarrent une nouvelle activité, à condition que : aucune activité d’entreprise ou professionnelle n’ait été exercée au cours des trois années précédentes ; que l’activité ne soit pas la simple poursuite d’une autre exercée comme salarié ou indépendant (sauf stage obligatoire) ; si l’on poursuit l’activité d’un tiers, que les revenus correspondants de l’année précédente n’aient pas dépassé 85 000 euros.
Les cotisations de sécurité sociale versées sont déductibles du revenu imposable avant l’application de l’impôt : l’impôt est donc calculé sur (revenu forfaitaire moins cotisations payées au cours de l’année). Cela réduit sensiblement la base imposable.
Les cotisations de sécurité sociale
L’impôt substitutif (imposta sostitutiva) ne concerne que le fisc : les cotisations INPS restent dues et représentent, pour de nombreux contribuables au régime forfaitaire, le poste de coût le plus important.
Professionnels inscrits à la Gestione Separata
Les professionnels dépourvus d’une caisse de catégorie cotisent à la Gestione Separata INPS . Pour 2026, le taux est de 26,07% pour ceux qui ne sont pas affiliés à une autre forme obligatoire de retraite (24% pour les personnes déjà retraitées ou couvertes par une autre protection sociale). Les cotisations sont calculées sur le revenu imposable forfaitaire, sans minimum fixe. Le plafond de revenu pour 2026 est de 122 295 euros.
Artisans et commerçants
Toute personne exerçant une activité d’entreprise inscrite aux gestioni artigiani ou commercianti verse des cotisations avec une part fixe jusqu’au revenu minimal et une part proportionnelle sur la part excédentaire. Pour 2026 :
Rubrique (2026)
Artigiani
Commercianti
Revenu minimal annuel
18.808 euro
18.808 euro
Taux de cotisation
24,00%
24,48%
Cotisation fixe minimale annuelle
environ 4.521 euro
environ 4.612 euro
Plafond de revenu
93.707 euro (inscrits avant 1996) / 122.295 euro (inscrits à partir de 1996)
93.707 euro (inscrits avant 1996) / 122.295 euro (inscrits à partir de 1996)
Sur la part de revenu au-delà de 56.224 euros, le taux augmente d’un point (25% et 25,48%). Le plafond diffère selon l’ancienneté contributive : 93.707 euros pour les inscrits avec effet antérieur au 1er janvier 1996, 122.295 euros pour ceux qui sont dépourvus d’ancienneté au 31 décembre 1995 (circ. INPS 14/2026). La cotisation forfaitaire est due même en cas de revenu faible ou nul : il s’agit d’un coût minimum que l’artisan ou le commerçant supporte dans tous les cas, fractionnable par mois en cas de début ou de cessation d’activité en cours d’année.
La réduction de 35% des cotisations
Les contribuables au régime forfaitaire (regime forfettario) artisans et commerçants peuvent demander une réduction de 35% des cotisations (forfaitaires et proportionnelles). La demande doit être présentée à l’INPS par voie télématique, en principe avant le 28 février (ou lors de l’inscription pour les nouveaux). La réduction diminue le déboursement mais réduit proportionnellement les droits à pension crédités et ne s’applique pas aux professionnels relevant de la Gestione Separata (régime séparé).
Les causes d’exclusion en détail
Même en respectant les conditions de chiffre d’affaires, certaines situations empêchent l’accès ou le maintien dans le régime. Les principales pour 2026 :
Revenus d’emploi salarié ou assimilés (y compris pension) supérieurs à 35.000 euros au cours de l’année précédente. Le seuil (de 30.000 à 35.000 euros) est confirmé pour 2026, mais seulement pour les années 2025 et 2026 (art. 1, comma 12, L. 207/2024, mod. L. 199/2025) : sans prorogation, il revient à 30.000 euros à partir de 2027. Il ne s’applique pas si la relation de travail a cessé au cours de l’année précédente sans autres revenus d’emploi ou de pension la même année.
Participation à des sociétés de personnes, des associations professionnelles ou des entreprises familiales simultanément à l’activité individuelle.
Contrôle direct ou indirect d’une S.r.l.qui exerce des activités assimilables à celles relevant du régime forfettario.
Prépondérance des recettes à l’égard de l’employeur actuel ou précédent (au-delà de 50 %) au cours des deux années précédentes : mesure anti-faux indépendants (fausses partite IVA).
Application de régimes spéciaux de TVA ou de régimes forfaitaires de détermination du revenu (agriculture, édition, agences de voyages, tabacs, etc.).
Résidence fiscale à l’étranger, sauf pour les résidents UE/SEE ayant au moins 75 % du revenu produit en Italie.
Les avantages du régime
Imposition réduite et certaine: impôt unique de 15 % (ou 5 % pour les cinq premières années), qui remplace l’IRPEF et les surtaxes. L’impôt absorbe formellement aussi l’IRAP, mais depuis la période d’imposition 2022 l’IRAP n’est de toute façon due par aucune personne physique (art. 1, comma 8, L. 234/2021).
Aucune facturation de TVA: factures sans TVA, plus de compétitivité vis-à-vis des particuliers et gestion simplifiée.
Exonération des principales obligations TVA: pas de liquidations périodiques, de LIPE, ni de déclaration annuelle. Restent dues la transmission au SdI des données des opérations transfrontalières, la TVA en autoliquidation (reverse charge) sur les achats étrangers et, pour ceux qui optent pour le régime transfrontalier de franchise, la communication trimestrielle.
Aucune ritenuta d’acconto sur les honoraires.
Comptabilité simplifiée et exclusion des ISA.
Déductibilité des cotisations versées.
Les limites et les inconvénients
Impossibilité de déduire les coûts réels: pénalise ceux qui ont des dépenses effectives élevées.
TVA sur les achats non déductible: devient un coût plein.
Aucune déduction/déductibilité IRPEF personnelle à valoir sur l’impôt substitutif (dépenses médicales, prêt immobilier, rénovations).
Cotisations de toute façon dues, avec le poids du forfait fixe pour les artisans et commerçants.
Plafond de 85 000 euros qui limite la croissance sans changer de régime.
Obligations pratiques et facturation électronique
Facturation électronique obligatoire: à partir de 2024, étendue à tous les contribuables au regime forfettario (régime forfaitaire), sans seuil d’exonération. En 2026, chaque contribuable au regime forfettario (régime forfaitaire) n’émet que des factures électroniques via le SdI.
Mentions sur la facture: opération sans TVA au sens de l’art. 1, commi 54-89, L. 190/2014, avec indication de l’absence de retenue à la source.
Droit de timbre de 2 euros sur les factures au-delà de 77,47 euros (acquitté de manière virtuelle, paiement trimestriel).
Déclaration des revenus: cadre LM du modèle Redditi PF.
Paiements avec F24 : solde et premier acompte au plus tard le 30 juin, deuxième acompte au plus tard le 30 novembre.
Quand est-ce vraiment avantageux : exemples chiffrés
Exemple 1 – Consultant avec 40 000 euros (coefficient 78 %, Gestione Separata, 15 %)
Prélèvement total : environ 11 594 euros sur 40 000 d’encaissements
Avec un taux start-up de 5 %, l’impôt baisserait à environ 1 153 euros et le prélèvement total à environ 9 287 euros.
Exemple 2 – Quand ce n’est PAS avantageux : coûts réels élevés
Un professionnel (coefficient 78 %) encaisse 45 000 euros mais supporte 20 000 euros de coûts réels :
Dans le forfettario (régime forfaitaire) le revenu imposable est de toute façon 45 000 × 78 % = 35 100 euros (les coûts réels ne sont pas déductibles).
En régime ordinaire/simplifié ce serait 45 000 − 20 000 = 25 000 euros.
Règle pratique, à manier avec prudence : l’équilibre des seules bases imposables se situe là où la part des coûts réels égale la quote-part forfaitaire (100 % moins le coefficient) — pour un coefficient de 78 %, à 22 % de coûts. L’équilibre du prélèvement effectif est toutefois plus haut : la base forfaitaire est taxée à 15 % (ou 5 %), la base analytique à l’IRPEF progressive à partir de 23 % plus les surtaxes. La comparaison doit porter sur l’impôt final, en pesant aussi la TVA non déductible sur les achats et les déductions IRPEF personnelles qui restent inutilisées dans le forfettario (régime forfaitaire).
Sortie et déchéance du régime
Dépassement de 85 000 sans dépasser 100 000 euros: le régime cesse à partir de l’année suivante.
Dépassement de 100 000 euros: sortie immédiate au cours de l’année en cours, avec obligation de TVA à partir de l’opération qui entraîne le dépassement.
Survenance d’une cause d’exclusion: le régime cesse à compter de l’année suivante.
En synthèse
Le régime forfaitaire 2026 confirme sa structure : seuil de 85 000 euros, impôt substitutif à 15 % (5 % pour les nouvelles activités pendant les cinq premières années), revenu déterminé via les coefficients ATECO, exonération de TVA et d’IRAP et obligations minimales, avec facturation électronique obligatoire. Il reste très avantageux pour les activités à coûts contenus, mais il doit être choisi après une vérification personnalisée. Le Studio Ponchio est à disposition pour évaluer la pertinence dans le cas spécifique et gérer l’accès, les obligations et une éventuelle sortie.
Guide du régime forfaitaire 2026
Le régime forfaitaire est le régime fiscal avantageux conçu pour les personnes physiques qui exercent des activités d’entreprise, des arts ou des professions à titre individuel. Il s’agit aujourd’hui du régime naturel de référence pour ceux qui ouvrent une partita IVA (numéro de TVA italien) de petite et moyenne taille, car il permet une imposition simplifiée à impôt unique, des obligations comptables réduites et l’exclusion de la TVA et de l’IRAP. Ce guide, mis à jour selon les règles en vigueur en 2026, illustre de manière complète les conditions, le calcul du revenu, l’impôt substitutif, les cotisations de sécurité sociale, les causes d’exclusion, les avantages, les limites et les obligations pratiques, avec quelques exemples chiffrés.
Avant de procéder, un avertissement méthodologique : les montants fiscaux structurels (seuil de 85 000 euros, taux, coefficients) sont stables et confirmés pour 2026, tandis que les valeurs des cotisations INPS sont redéterminées chaque année par une circulaire spécifique. Les données de cotisations indiquées ici proviennent des circulaires INPS de 2026 ; il est toutefois de bonne pratique de les vérifier avec son expert-comptable au moment du calcul.
Public visé et conditions d’accès
Peuvent adhérer au régime forfaitaire les personnes physiques (professionnels, artisans, commerçants, travailleurs indépendants) qui exercent l’activité à titre individuel. Les sociétés de tout type sont exclues par définition. Pour accéder au régime et y rester, il faut respecter, au cours de l’année précédente, les conditions suivantes :
Chiffre d’affaires ou rémunérations ne dépassant pas 85 000 euros, proratisés sur l’année en cas d’activité commencée en cours d’année. Ceux qui sont déjà en activité vérifient la donnée de l’année précédente.
Dépenses de personnel salarié et assimilé ne dépassant pas 20 000 euros bruts annuels (rémunérations versées aux collaborateurs, salariés, travail accessoire, bénéfices aux associés en participation avec apport de travail).
Qui démarre une nouvelle activité peut y adhérer en déclarant, dans la communication de début d’activité (modèle AA9), présumer le respect des conditions requises. Le régime est le régime naturel : il s’applique automatiquement lorsque les conditions sont réunies, sauf option expresse pour le régime ordinaire.
Comment se calcule le revenu : les coefficients de rentabilité
La caractéristique centrale du forfettario est que le revenu imposable ne se calcule pas en déduisant les coûts réels des recettes, mais en appliquant aux recettes (ou rémunérations) perçues un coefficient de rentabilité forfaitaire, fixé par la loi en fonction du code ATECO de l’activité. La partie restante représente la quote-part de coûts reconnue de manière forfaitaire, indépendamment des dépenses réellement supportées.
Revenu imposable = Recettes/rémunérations encaissées × Coefficient de rentabilité
On applique le principe de caisse: ce sont les encaissements effectifs de l’année qui comptent, et non les factures émises. Voici le tableau des coefficients par macro-activité, inchangés en 2026. Avertissement : les codes sont les codes ATECO 2007 de l’Annexe n° 4 à la L. 190/2014 ; depuis le 1er avril 2025, la classification ATECO 2025 est opérationnelle et, jusqu’au décret de mise à jour (art. 1 D.Lgs. 81/2025), le coefficient s’identifie en remontant au code 2007 avec la table de correspondance ISTAT :
Exemple de lecture : un consultant (coefficient 78%) qui encaisse 40 000 euros a un revenu imposable forfaitaire de 31 200 euros ; un commerçant (coefficient 40%) qui encaisse 40 000 euros a un revenu imposable de 16 000 euros. À encaissement égal, la charge fiscale dépend fortement du coefficient de sa propre activité.
L’impôt substitutif : 15% et 5%
Sur le revenu imposable déterminé avec le coefficient s’applique une unique impôt substitutif qui absorbe l’IRPEF, les surtaxes régionales et communales et l’IRAP. Les taux sont au nombre de deux :
15% ordinaire, appliqué à la généralité des contribuables au régime forfaitaire (regime forfettario).
5% réduit pour les nouvelles activités, applicable pour les cinq premières périodes d’imposition à ceux qui démarrent une nouvelle activité, à condition que : aucune activité d’entreprise ou professionnelle n’ait été exercée au cours des trois années précédentes ; l’activité ne soit pas la simple poursuite d’une autre exercée en tant que salarié ou indépendant (sauf pratique obligatoire) ; si l’on poursuit l’activité d’un tiers, que les revenus correspondants de l’année précédente n’aient pas dépassé 85 000 euros.
Les cotisations de sécurité sociale versées sont déductibles du revenu imposable avant l’application de l’impôt : on calcule donc l’impôt sur (revenu forfaitaire (reddito forfettario) moins les cotisations payées dans l’année). Cela réduit sensiblement l’assiette imposable.
Les cotisations de sécurité sociale
L’impôt substitutif (imposta sostitutiva) ne concerne que le fisc : les les cotisations INPS restent dues et représentent, pour beaucoup de contribuables au forfait (forfettari), le poste de coût le plus important.
Professionnels inscrits à la Gestione Separata
Les professionnels dépourvus d’une caisse de catégorie versent à la Gestione Separata INPS (régime séparé de l’INPS). Pour 2026, le taux est de 26,07% pour ceux qui ne sont pas inscrits à une autre forme de retraite obligatoire (24% pour les personnes déjà retraitées ou couvertes par une autre protection sociale). Les cotisations sont calculées sur le revenu imposable forfaitaire (reddito imponibile forfettario), sans minimum fixe. Le plafond de revenu pour 2026 est de 122 295 euros.
Artisans et commerçants
Ceux qui exercent une activité d’entreprise inscrite aux gestioni artigiani o commercianti (régimes artisans ou commerçants) versent des cotisations avec une part fixe jusqu’au revenu minimal et une part proportionnelle sur l’excédent. Pour 2026 :
Poste (2026)
Artisans
Commerçants
Revenu minimal annuel
18 808 euro
18 808 euro
Taux de cotisation
24,00%
24,48%
Cotisation fixe minimale annuelle
environ 4 521 euro
environ 4 612 euro
Plafond de revenu
93 707 euro (inscrits avant 1996) / 122 295 euro (inscrits à partir de 1996)
93 707 euro (inscrits avant 1996) / 122 295 euro (inscrits à partir de 1996)
Sur la part de revenu au-delà de 56.224 euro, le taux augmente d’un point (25% et 25,48%). Le plafond diffère selon l’ancienneté contributive : 93 707 euros pour les inscrits avec effet antérieur au 1er janvier 1996, 122 295 euros pour ceux qui sont dépourvus d’ancienneté au 31 décembre 1995 (circ. INPS 14/2026). La cotisation fixe est due même en cas de revenu faible ou nul : il s’agit d’un coût minimal que l’artisan ou le commerçant supporte dans tous les cas, fractionnable par mois en cas de début ou de cessation d’activité en cours d’année.
La réduction de cotisations de 35%
Les forfettari artisans et commerçants peuvent demander une réduction de 35 % des cotisations (fixes et proportionnelles). La demande doit être présentée à l’INPS par voie télématique, en principe avant le 28 février (ou lors de l’inscription pour les nouveaux). La réduction diminue la dépense mais réduit proportionnellement la validation des droits à pension et ne s’applique pas aux professionnels relevant de la Gestione Separata.
Les causes d’exclusion en détail
Même en respectant les conditions de chiffre d’affaires, certaines situations empêchent l’accès ou le maintien dans le régime. Les principales pour 2026 :
Revenus de travail salarié ou assimilé (y compris la pension) supérieurs à 35 000 euros au cours de l’année précédente. Le seuil (de 30 000 à 35 000 euros) est confirmé pour 2026, mais seulement pour les années 2025 et 2026 (art. 1, comma 12, L. 207/2024, mod. L. 199/2025) : sans prorogation, il revient à 30 000 euros à partir de 2027. Il ne s’applique pas si la relation de travail a cessé au cours de l’année précédente sans autres revenus de travail ou de pension la même année.
Participation à des sociétés de personnes, des associations professionnelles ou des entreprises familiales en même temps que l’activité individuelle.
Contrôle direct ou indirect d’une S.r.l. exerçant des activités rattachables à celles du forfettario.
Prépondérance des recettes envers l’employeur actuel ou précédent (au-delà de 50 %) au cours des deux années précédentes : mesure anti-faux travailleurs indépendants (partite IVA).
Utilisation de régimes spéciaux de TVA ou de régimes forfaitaires de détermination du revenu (agriculture, édition, agences de voyage, tabacs, etc.).
Résidence fiscale à l’étranger, sauf pour les résidents UE/SEE ayant au moins 75% des revenus produits en Italie.
Les avantages du régime
Imposition réduite et certaine: impôt unique à 15% (ou 5% pour les cinq premières années), qui remplace l’IRPEF et les surtaxes (addizionali). L’impôt absorbe formellement aussi l’IRAP, mais depuis la période d’imposition 2022 l’IRAP n’est de toute façon due par aucune personne physique (art. 1, comma 8, L. 234/2021).
Aucune facturation de TVA: factures sans TVA, plus de compétitivité auprès des particuliers et gestion simplifiée.
Exonération des principales obligations TVA: pas de liquidations périodiques, de LIPE, ni de déclaration annuelle. Restent dues la transmission au SdI des données des opérations transfrontalières, la TVA en autoliquidation (reverse charge) sur les achats étrangers et, pour ceux qui optent pour le régime transfrontalier de franchise, la communication trimestrielle.
Aucune retenue à la source sur les honoraires.
Comptabilité simplifiée et exclusion des ISA.
Déductibilité des cotisations versées.
Les limites et les inconvénients
Impossibilité de déduire les coûts réels: pénalise ceux qui ont des dépenses effectives élevées.
TVA sur les achats non déductible: devient un coût à part entière.
Aucune déduction/déductibilité IRPEF personnelle au titre de l’impôt substitutif (frais médicaux, prêt immobilier, rénovations).
Cotisations de toute façon dues, avec le poids du forfait fixe pour les artisans et les commerçants.
Plafond de 85 000 euros qui limite la croissance sans changer de régime.
Obligations pratiques et facturation électronique
Facturation électronique obligatoire: à partir de 2024 étendue à tous les forfaitaires, sans seuil d’exonération. En 2026, tout forfaitaire émet uniquement des factures électroniques via le SdI.
Mentions sur la facture: opération sans TVA au sens de l’art. 1, commi 54-89, L. 190/2014, avec indication de l’absence de retenue.
Droit de timbre de 2 euros sur les factures au-delà de 77,47 euros (acquitté de manière dématérialisée, paiement trimestriel).
Déclaration des revenus: cadre LM du formulaire Redditi PF.
Versements avec F24 : solde et premier acompte au plus tard le 30 juin, deuxième acompte au plus tard le 30 novembre.
Quand c’est vraiment avantageux : exemples chiffrés
Exemple 1 – Consultant avec 40 000 euros (coefficient 78 %, Gestione Separata (caisse INPS), 15 %)
Prélèvement total : environ 11 594 euros sur 40 000 d’encaissements
Avec le taux start-up à 5 %, l’impôt descendrait à environ 1 153 euros et le prélèvement total à environ 9 287 euros.
Exemple 2 – Quand ce n’est PAS avantageux : coûts réels élevés
Un professionnel (coefficient 78 %) encaisse 45 000 euros mais supporte 20 000 euros de coûts réels :
Dans le régime forfettario (flat-rate scheme (regime forfettario)), le revenu imposable est de toute façon 45 000 × 78% = 35 100 euros (les coûts réels ne sont pas déductibles).
En régime ordinaire/simplifié, ce serait 45 000 − 20 000 = 25 000 euros.
Règle pratique, à manier avec prudence : l’équilibre des seules bases imposables se situe là où la part des coûts réels égale la quote-part forfaitaire (100% moins le coefficient) — pour un coefficient de 78%, à 22% de coûts. L’équilibre du prélèvement effectif est toutefois plus haut : la base forfaitaire est taxée à 15% (ou 5%), la base analytique à l’IRPEF progressive à partir de 23% plus les surtaxes. La comparaison doit porter sur l’impôt final, en pesant aussi la TVA non déductible sur les achats et les déductions IRPEF personnelles qui restent inutilisées dans le forfettario.
Sortie et déchéance du régime
Dépassement de 85 000 sans dépasser 100 000 euros: le régime cesse à compter de l’année suivante.
Dépassement de 100 000 euros: sortie immédiate au cours de l’année en cours, avec obligation de TVA à partir de l’opération qui entraîne le dépassement.
Survenance d’une cause d’exclusion: le régime cesse à compter de l’année suivante.
En synthèse
Le régime forfettario 2026 confirme son architecture : seuil de 85 000 euros, impôt substitutif à 15% (5% pour les nouvelles activités pendant les cinq premières années), revenu déterminé via les coefficients ATECO, exonération de TVA et d’IRAP et obligations minimales, avec facturation électronique obligatoire. Il reste très avantageux pour les activités à coûts limités, mais doit être choisi après une vérification personnalisée. Lo Studio Ponchio est à disposition pour évaluer l’opportunité dans le cas spécifique et gérer l’accès, les obligations et une éventuelle sortie.
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