Code de la crise · Ferrara
Organisation adéquate, signaux d’alerte, composizione negoziata, concordat et traitement des dettes fiscales selon le d.lgs. 14/2019 à jour.
La crise est l’état qui rend probable l’insolvabilité, avec inadéquation des flux de trésorerie prévisionnels à faire face aux obligations des douze mois suivants. L’administrateur doit agir sans délai dès que se présentent les signaux indiqués par le Code de la crise : retards sur salaires, fournisseurs, banques, cotisations et TVA.
L’art. 2, comma 1, lett. a), d.lgs. 12 gennaio 2019, n. 14 définit la crise comme l’état du débiteur qui rend probable l’insolvabilité et qui se manifeste par l’inadéquation des flux de trésorerie prévisionnels à faire face aux obligations des douze mois suivants. Le devoir de s’équiper pour la détecter naît plus tôt : l’art. 2086, comma 2, del codice civile, introduit par l’art. 375 d.lgs. 14/2019, impose à l’entrepreneur qui opère sous forme sociétaire ou collective d’instituer une organisation administrative et comptable adaptée à la nature et aux dimensions de l’entreprise, y compris en vue de la détection précoce de la crise. L’art.
3, comma 4, du Code énumère les signaux : dettes de salaires échues depuis au moins trente jours et représentant plus de la moitié du montant mensuel total des rémunérations ; dettes envers les fournisseurs échues depuis au moins quatre-vingt-dix jours d’un montant supérieur à celui des dettes non échues ; expositions envers les banques et autres intermédiaires financiers échues depuis plus de soixante jours, ou dépassant depuis au moins soixante jours la limite des ouvertures de crédit, pourvu qu’elles représentent au total au moins cinq pour cent de l’ensemble des expositions ; l’existence d’une ou de plusieurs des expositions débitrices prévues par l’art. 25-novies. Le signal n’est pas un diagnostic : c’est l’obligation de regarder.
Références: artt. 2, 3, 25-novies, 375 d.lgs. 14/2019; art. 2086, comma 2, c.c.
liquidation judiciaire et dettes fiscales
Signalent l’organe de contrôle, s’il est nommé, et les créanciers publics qualifiés : INPS, INAIL, Agenzia delle Entrate et Agenzia delle Entrate-Riscossione. Le signalement est écrit, motivé et fixe un délai de réponse. L’ignorer expose les administrateurs à des responsabilités ; répondre par un plan documenté est le premier acte de défense.
L’art. 25-octies d.lgs. 14/2019 impose à l’organe de contrôle de signaler par écrit à l’organe d’administration l’existence des conditions de la composizione negoziata (composition négociée de la crise), en fixant un délai de réponse ne dépassant pas trente jours. L’art. 25-novies régit quant à lui les signalements des créanciers publics qualifiés, ancrés à des seuils d’exposition échue : l’Istituto nazionale della previdenza sociale pour le retard supérieur à quatre-vingt-dix jours dans le versement des cotisations sociales ; l’Istituto nazionale per l’assicurazione contro gli infortuni sul lavoro pour la dette de primes d’assurance échue depuis plus de quatre-vingt-dix jours ; l’Agenzia delle Entrate pour la dette de TVA résultant de la communication des liquidations périodiques ; l’Agenzia delle Entrate-Riscossione pour les créances confiées échues depuis plus de quatre-vingt-dix jours.
À côté de l’exigence temporelle, chaque hypothèse prévoit un seuil de montant, différencié par organisme créancier et, pour les créances confiées à l’agent du recouvrement, par forme juridique du débiteur : l’art. 25-novies ayant été modifié à plusieurs reprises, les seuils doivent être vérifiés sur le texte en vigueur avant de mesurer la position de l’entreprise. La réaction rapide compte aussi en positif : l’art. 25 du Code reconnaît des mesures de faveur à qui agit dans les délais, et le signalement reçu et classé sans réponse documentée est, en perspective de responsabilité, l’élément le plus difficile à expliquer.
Références: artt. 25, 25-octies, 25-novies d.lgs. 14/2019; d.lgs. 136/2024
composizione negoziata et dettes fiscales
L’entrepreneur dépose une demande sur la plateforme télématique nationale ; une commission nomme un expert indépendant qui conduit les négociations avec les créanciers. L’entreprise reste gérée par l’entrepreneur. Sur demande, le tribunal confirme des mesures protectrices qui bloquent les actions en exécution. Le parcours est confidentiel et n’est pas une procédure collective.
Les artt. 12 e seguenti d.lgs. 14/2019 régissent l’accès : la demande se présente via la plateforme télématique nationale accessible depuis le site institutionnel des chambres de commerce, accompagnée des documents indiqués par l’art. 17 — comptes des trois derniers exercices, situation patrimoniale et financière actualisée, certificat des dettes fiscales et sociales, liste des créanciers, plan financier à six mois et projet de redressement. L’expert est nommé par une commission et doit être indépendant ; il vérifie la faisabilité concrète du redressement et conduit les négociations, sans pouvoirs de gestion : l’entreprise reste administrée par l’entrepreneur, qui doit toutefois, en présence de mesures protectrices, la gérer de manière à ne pas porter préjudice aux créanciers.
Les mesures protectrices sont demandées avec la requête ou ultérieurement, publiées au registre des entreprises et soumises à confirmation du tribunal ; leur durée initiale ne dépasse pas quatre mois et peut être prorogée jusqu’à un maximum total de douze mois. L’issue peut être un contrat avec un ou plusieurs créanciers, une convention de moratoire, un accord signé aussi par l’expert, ou l’accès à l’un des instruments de règlement de la crise, y compris le concordato semplificato (concordat simplifié) de l’art. 25-sexies.
Références: artt. 12-25-quinquies, 17, 18, 19, 23, 25-sexies d.lgs. 14/2019
composizione negoziata : les dettes fiscales
Elles ne s’effacent pas automatiquement. Dans la composizione negoziata, elles sont négociables avec l’Agenzia delle Entrate et des mesures de faveur sont prévues sur intérêts, sanctions et échelonnement. Dans les instruments de règlement de la crise opère la transazione fiscale (transaction fiscale), avec homologation possible même sans adhésion de l’administration, aux conditions légales.
Dans la composizione negoziata, l’art. 23 d.lgs. 14/2019, tel que complété par le d.lgs. 13 settembre 2024, n. 136, permet de conclure un accord transactionnel sur les impôts administrés par l’Agenzia delle Entrate, avec paiement partiel ou différé, sur la base d’un rapport d’un professionnel indépendant attestant l’avantage par rapport à l’alternative liquidative. L’art. 25-bis prévoit des mesures de faveur de nature fiscale : réduction des intérêts courus sur les dettes fiscales pendant les négociations, réduction des sanctions pour défaut de versement et possibilité d’échelonnement des dettes fiscales non inscrites au rôle. Le montant des réductions et le nombre maximal d’échéances sont fixés par la norme et ont fait l’objet d’interventions correctives successives : ils doivent être lus dans le texte en vigueur à la date de la demande, car ils pèsent directement sur la soutenabilité du plan.
Dans les instruments de règlement de la crise, la matière est régie par l’art. 63 pour les accords de restructuration et par l’art. 88 pour le concordato preventivo (concordat préventif) : la proposition de traitement des créances fiscales et sociales doit être accompagnée de l’attestation d’avantage par rapport à la liquidation judiciaire, et le tribunal peut homologuer même en l’absence d’adhésion de l’administration fiscale ou des organismes sociaux lorsque cette adhésion est déterminante. Les conditions posées pour cette homologation — niveau minimal de désintéressement des créances fiscales et sociales, limites d’étalement, comparaison avec le traitement réservé aux autres créanciers — ont été redessinées par le d.lgs. 136/2024 et doivent être vérifiées sur le texte en vigueur avant de bâtir la proposition.
Références: artt. 23, 25-bis, 63, 88 d.lgs. 14/2019; d.lgs. 136/2024
le traitement des dettes fiscales · dettes fiscales dans la liquidation judiciaire
Ils répondent envers la société et envers les créanciers de la violation des devoirs de conservation du patrimoine. Si, après une cause de dissolution, la gestion n’est pas conservatoire, le préjudice est présumé égal à la différence entre les capitaux propres aux deux dates. S’y ajoutent les responsabilités fiscales et pénales.
L’art. 2486 del codice civile, complété par l’art. 378 d.lgs. 14/2019, dispose qu’à la survenance d’une cause de dissolution les administrateurs conservent le pouvoir de gérer la société aux seules fins de la conservation de l’intégrité et de la valeur du patrimoine social, et fixe le critère des capitaux propres pour la quantification du préjudice : différence entre les capitaux propres à la date d’ouverture de la procédure et ceux à la date de survenance de la cause de dissolution, déduction faite des coûts supportés et à supporter selon un critère de normalité ; à défaut d’écritures comptables fiables, différence entre l’actif et le passif constatés.
L’art. 2476, commi 6 e 7, del codice civile régit la responsabilité envers les créanciers sociaux de la SRL et celle des associés qui ont intentionnellement décidé ou autorisé des actes dommageables. Sur le versant fiscal comptent la responsabilité du cessionnaire d’entreprise de l’art. 14 d.lgs. 18 dicembre 1997, n. 472 et les incriminations du d.lgs. 10 marzo 2000, n. 74, en particulier le défaut de versement des retenues et de la TVA et la soustraction frauduleuse au paiement des impôts. La reconstitution de la responsabilité passe presque toujours par la documentation de l’organisation : s’il n’y en a pas trace, la défense est plus difficile.
Références: artt. 2476, 2486 c.c.; art. 378 d.lgs. 14/2019; art. 14 d.lgs. 472/1997; d.lgs. 74/2000
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La première intervention dans une situation de tension financière est un état des lieux documenté des dettes, des échéances et des flux à six mois. Pour savoir à l’avance ce que comporte l’assistance, on peut utiliser le calculateur d’honoraires et le devis en ligne.