Mise à jour. Le délai pour remettre à l’agent de retenue la demande de réduction du second acompte a expiré le lundi 12 octobre 2026. Après cette date, la retenue calculée dans la déclaration 730 s’applique ; l’éventuel excédent se récupère dans la déclaration relative à 2026.
La seconde tranche de l’acompte 2026 d’IRPEF, l’impôt italien sur le revenu des personnes physiques, doit être versée au plus tard le 30 novembre 2026. Selon la méthode historique, l’acompte est calculé sur l’impôt de 2025, déterminé à l’ancien taux de 35 %, alors que l’impôt de 2026 est déjà calculé au taux de 33 %. Pour les revenus supérieurs à 28 000 euros, la méthode prévisionnelle peut réduire le versement de 440 euros au maximum (sauf pour les revenus supérieurs à 200 000 euros), mais elle expose à des pénalités si l’estimation se révèle trop basse. Le contribuable qui a déposé la déclaration 730 et souhaite réduire le second acompte doit en informer par écrit son agent de retenue au plus tard le 12 octobre.
La seconde ou unique tranche de l’acompte d’IRPEF dû au titre de 2026 doit être versée au plus tard le lundi 30 novembre 2026. Cette année, le calcul mérite d’être vérifié. Depuis le 1er janvier 2026, le taux de la deuxième tranche du barème, au-delà de 28 000 euros et jusqu’à 50 000 euros, est passé de 35 % à 33 %, et la loi n’a prévu aucune règle imposant de calculer l’acompte comme si cette baisse n’avait pas eu lieu. Or le contribuable qui applique la méthode historique part de l’impôt de 2025, calculé au taux de 35 %. À revenu constant, il verse donc en acompte davantage que ce qu’il devra au titre de 2026. L’écart atteint 440 euros pour un revenu imposable égal ou supérieur à 50 000 euros, sauf si le revenu global dépasse 200 000 euros, auquel cas l’avantage est absorbé en tout ou en partie par la baisse de certaines réductions d’impôt (detrazioni). La méthode prévisionnelle permet d’éviter cet excédent, à condition que l’estimation soit exacte.
L’acompte d’IRPEF est régi par l’article 1er de la loi n° 97 du 23 mars 1977, à hauteur de 100 %, niveau fixé par l’article 11, alinéa 18, du décret-loi n° 76 du 28 juin 2013 à compter de l’année d’imposition 2013. La répartition en deux tranches est prévue par l’article 17, alinéa 3, du décret du Président de la République n° 435 du 7 décembre 2001 : 40 % de l’acompte sont versés avec la première tranche, dans le délai prévu pour le solde, et 60 % au mois de novembre. Pour les contribuables soumis aux indices synthétiques de fiabilité fiscale (indici sintetici di affidabilità fiscale, ISA), ainsi que pour leurs associés, l’article 58 du décret-loi n° 124 du 26 octobre 2019 prévoit en revanche deux tranches de 50 % chacune. La résolution de l’Agence des recettes (Agenzia delle entrate) n° 93/E du 12 novembre 2019 a précisé que cette même répartition s’applique, que les indices soient ou non effectivement appliqués, aux contribuables exerçant une activité pour laquelle des ISA ont été approuvés et déclarant des recettes ou honoraires ne dépassant pas le seuil fixé pour chaque indice, y compris ceux relevant du régime forfaitaire (regime forfetario) ou du régime de faveur pour jeunes entrepreneurs (regime di vantaggio) et les autres contribuables exclus des indices.
En 2026, le 30 novembre tombe un lundi et l’échéance n’est pas reportée. Lorsque la déclaration 730 (déclaration simplifiée des salariés et retraités) est liquidée par l’agent de retenue (sostituto d’imposta), en général l’employeur ou l’organisme de retraite, le montant est prélevé sur le salaire ou la pension du mois de novembre ; le contribuable qui dépose la déclaration Redditi (déclaration de revenus de droit commun), ou une déclaration 730 sans agent de retenue, paie au moyen du formulaire F24 (formulaire unifié de paiement).
Aucun acompte n’est dû si l’impôt de 2025, net des réductions d’impôt, des crédits d’impôt et des retenues, ne dépasse pas 51,65 euros. Si la première tranche ne dépasse pas 103 euros, l’acompte est intégralement versé en novembre : pour les contribuables soumis à la répartition 40/60, c’est le cas lorsque l’acompte total est inférieur à 257,52 euros.
L’article 1er, alinéa 3, de la loi n° 199 du 30 décembre 2025 a remplacé, à l’article 11, alinéa 1er, lettre b), du texte unique des impôts sur les revenus (testo unico delle imposte sui redditi), les mots « 35 pour cent » par « 33 pour cent ». Pour un revenu imposable de 50 000 euros, l’impôt brut passe de 14 140 à 13 700 euros. Au-delà de 50 000 euros, la baisse reste de 440 euros. Pour les contribuables dont le revenu global dépasse 200 000 euros, toutefois, l’alinéa 4 de l’article 1er de la même loi diminue de 440 euros le montant de certaines réductions d’impôt, dont les réductions au taux de 19 % autres que celles afférentes aux frais de santé. Pour ces contribuables, l’avantage est absorbé en tout ou en partie, et l’intérêt de la méthode prévisionnelle doit être apprécié au cas par cas.
Le législateur a déjà eu recours, par le passé, à des clauses de neutralisation des acomptes. L’article 1er, alinéa 4, du décret législatif n° 216 du 30 décembre 2023 imposait de calculer les acomptes de 2024 et de 2025 avec les quatre taux antérieurs ; le décret-loi n° 55 du 23 avril 2025, converti par la loi n° 86 du 19 juin 2025, a ensuite limité cette règle à la seule année d’imposition 2024. Pour 2026, aucune disposition analogue n’existe : la loi de finances pour 2026 ne prévoit le recalcul de l’acompte que pour d’autres mesures, et les notices des déclarations Redditi PF 2026 et 730/2026 n’en mentionnent aucun lié au nouveau taux. La méthode historique reste donc régulière, mais sa base est calculée au taux de 35 %.
Un professionnel libéral relevant du régime ordinaire, qui facture ses prestations à des particuliers et ne subit donc pas de retenue à la source, a déclaré pour 2025 un revenu imposable de 45 000 euros et prévoit le même revenu pour 2026. Par souci de simplicité, on suppose qu’il ne bénéficie ni de réductions ni de crédits d’impôt.
Le versement est inférieur de 340 euros. Si ce même professionnel est soumis aux indices synthétiques de fiabilité fiscale, la première tranche s’est élevée à 6 195 euros et la seconde passe de 6 195 à 5 855 euros. L’avantage diminue, jusqu’à disparaître, si le revenu de 2026 augmente : la méthode prévisionnelle n’est intéressante que si l’estimation tient compte de l’évolution effective de l’année. Pour le salarié qui perçoit aussi d’autres revenus, la base de l’acompte est l’impôt net des retenues, que l’employeur calcule déjà au taux de 33 % depuis 2026 : l’économie correspond à 2 % de la seule fraction des revenus non soumis à retenue qui, ajoutée au salaire, relève de la tranche du barème comprise entre 28 000 et 50 000 euros.
Le contribuable qui verse un acompte inférieur à celui qui résulte de la méthode historique assume la responsabilité de son estimation. Si l’impôt de 2026, liquidé dans la déclaration déposée en 2027, se révèle supérieur aux prévisions, l’acompte versé peut être insuffisant. L’acompte dû correspond en tout état de cause au plus faible de deux montants : celui calculé selon la méthode historique et celui calculé sur l’impôt effectif de 2026. L’insuffisance ne peut donc jamais dépasser la différence entre l’acompte historique et la somme versée. L’insuffisance est passible d’une pénalité de 25 % du montant non versé, prévue par l’article 13, alinéa 1er, du décret législatif n° 471 du 18 décembre 1997, dans sa rédaction applicable aux manquements commis à compter du 1er septembre 2024. La pénalité est réduite de moitié si le versement intervient avec un retard n’excédant pas quatre-vingt-dix jours.
L’article 4, alinéa 2, lettre c), du décret-loi n° 69 du 2 mars 1989 exclut pénalités et intérêts sur la seconde tranche si le total versé n’est pas inférieur à l’acompte dû sur la base de la déclaration de l’année en cours. La référence est l’impôt effectif de 2026 : si l’estimation se révèle trop basse, cette tolérance ne s’applique pas.
L’insuffisance peut être corrigée au moyen de la régularisation spontanée (ravvedimento operoso) prévue par l’article 13 du décret législatif n° 472 du 18 décembre 1997, en versant la différence avec la pénalité réduite et les intérêts au taux légal, fixé à 1,60 % par an depuis le 1er janvier 2026. Le contribuable qui régularise dans les quatorze jours suivant l’échéance acquitte une pénalité d’environ 0,083 % par jour de retard ; dans les trente jours, 1,25 % ; entre le trente et unième et le quatre-vingt-dixième jour, environ 1,39 % ; au-delà de quatre-vingt-dix jours, et au plus tard à la date limite de dépôt de la déclaration relative à 2026, 3,125 %. Pour la fraction du retard qui interviendra en 2027, les intérêts seront calculés au taux légal fixé pour cette année-là.
Le contribuable qui a déposé la déclaration 730 et n’a pas déjà réduit l’acompte en remplissant la ligne F6 peut demander à son agent de retenue de ne pas retenir le second acompte ou d’en retenir un montant inférieur. Il doit formuler sa demande par écrit au plus tard le 10 octobre, en indiquant sous sa propre responsabilité le montant qu’il estime dû. En 2026, ce jour tombe un samedi, et le calendrier de l’Agence des recettes retient comme dernier jour utile le lundi 12 octobre ; il est néanmoins prudent de remettre la demande au plus tard le vendredi 9 octobre et de conserver la preuve de sa remise. La même demande vaut pour le second acompte de la cedolare secca, l’impôt forfaitaire sur les loyers d’habitation, dont l’échéance est également fixée au 30 novembre. Faute de demande dans le délai, le montant calculé dans la déclaration 730 est retenu, et l’éventuel excédent est récupéré dans la déclaration de l’année suivante.
La seconde tranche peut être acquittée en imputant, sur le formulaire F24, les crédits d’impôt et de cotisations sociales disponibles, en application de l’article 17 du décret législatif n° 241 du 9 juillet 1997. L’excédent d’IRPEF résultant de la déclaration peut également être imputé directement sur la seconde tranche, en application de l’article 4, alinéa 3, du décret-loi n° 69 de 1989. La compensation sur le formulaire F24 est en revanche exclue, sauf pour les crédits de cotisations sociales et de primes INAIL, si le contribuable a des dettes d’impôts d’État et accessoires, exigibles et non suspendues, confiées à l’agent de recouvrement (ruoli ou carichi affidati) d’un montant total supérieur à 50 000 euros, hors sommes faisant l’objet d’un échelonnement non déchu, en application de l’article 37, alinéa 49-quinquies, du décret-loi n° 223 du 4 juillet 2006. Ce seuil a été abaissé à ce niveau par l’article 1er, alinéa 116, de la loi n° 199 de 2025. Pour compenser des crédits relatifs aux impôts sur les revenus d’un montant supérieur à 5 000 euros par an, la déclaration dont ils résultent doit être revêtue du visa de conformité (visto di conformità), comme le prévoit l’article 1er, alinéa 574, de la loi n° 147 du 27 décembre 2013.
À la différence du solde et de la première tranche, la seconde tranche ne peut pas être échelonnée : le paiement échelonné prévu par l’article 20 du décret législatif n° 241 de 1997 doit être achevé au plus tard le 16 décembre, et les notices des déclarations Redditi PF 2026 et 730/2026 ne l’admettent que pour le solde et pour le premier acompte. Le report au mois de janvier avec paiement en cinq mensualités, accordé pour 2023 et pour 2024 aux personnes physiques assujetties à la TVA dont les recettes ou honoraires ne dépassaient pas 170 000 euros, était une mesure temporaire : pour 2026, à la date de publication, il n’est pas prévu.
Le contribuable qui a adhéré pour la première fois au concordat préventif biennal (concordato preventivo biennale), accord par lequel le revenu imposable de deux années est convenu à l’avance avec l’administration fiscale, et qui applique la méthode historique doit ajouter à la seconde tranche une majoration de 10 % de la différence positive entre le revenu convenu et le revenu d’entreprise ou d’activité indépendante déclaré pour l’année précédente, rectifié selon les règles du concordat (article 20, alinéa 2, lettre a), du décret législatif n° 13 du 12 février 2024). S’il applique au contraire la méthode prévisionnelle, la seconde tranche est égale à la différence entre l’acompte calculé sur le revenu convenu et la première tranche versée selon les règles ordinaires, comme le prévoit la lettre c) du même alinéa : l’estimation porte donc sur le revenu convenu. En cas de renouvellement, ni la majoration ni le calcul prévu à la lettre c) ne s’appliquent : l’alinéa 3-bis, introduit par le décret législatif n° 148 du 7 août 2026, écarte entièrement les alinéas 2 et 3 à compter de la période biennale 2026-2027.
Les dispositions relatives aux acomptes seront reprises aux articles 72 à 74 du texte unique des versements et du recouvrement (testo unico dei versamenti e della riscossione), approuvé par le décret législatif n° 33 du 24 mars 2025, applicable à compter du 1er janvier 2027. La répartition entre première et seconde tranche demeure en revanche à l’article 17 du décret du Président de la République n° 435 de 2001, auquel le texte unique continue de renvoyer. Le second acompte de 2026 reste régi par les dispositions citées dans le présent article.
Au plus tard le 30 novembre 2026, il convient :
S’il apparaît en 2027 que l’acompte versé était insuffisant, il est conseillé de recourir à la régularisation spontanée au plus tard à la date limite de dépôt de la déclaration relative à 2026, fin octobre 2027, avec une pénalité réduite à 3,125 % ; au-delà, la pénalité n’est plus réduite qu’à un septième du minimum, soit environ 3,57 %.
Pour un revenu non soumis à retenue, par exemple un revenu d’entreprise, à revenu et réductions d’impôt constants, l’impôt de 2026 est inférieur de 440 euros à celui de 2025, car le taux applicable à l’ensemble de la deuxième tranche du barème, au-delà de 28 000 euros et jusqu’à 50 000 euros, passe de 35 % à 33 %. La première tranche ayant déjà été versée, la totalité de l’écart se répercute sur la seconde. L’économie diminue si le revenu augmente en 2026 ou si les réductions d’impôt ou les retenues évoluent.
En principe, non. Si l’impôt de 2025 a été entièrement couvert par les retenues de l’employeur, l’acompte calculé dans la déclaration 730 est nul ou minime, et les retenues de 2026 sont déjà calculées au nouveau taux. La vérification concerne les contribuables qui perçoivent aussi des revenus non soumis à retenue, comme les loyers imposés selon le régime ordinaire, ou soumis à une retenue à un taux inférieur à leur taux marginal, comme les honoraires d’activité indépendante occasionnelle soumis à une retenue de 20 %.
Une pénalité de 25 % s’applique à la différence entre la somme versée et l’acompte dû, c’est-à-dire le plus faible des deux montants calculés sur l’impôt de 2025 et sur l’impôt effectif de 2026. En cas de régularisation spontanée, la pénalité est réduite en fonction de la date de régularisation, et des intérêts au taux légal s’y ajoutent. Le solde de 2026, en revanche, est versé normalement avec la déclaration déposée en 2027.
Article 1er de la loi n° 97 du 23 mars 1977 et article 11, alinéa 18, du décret-loi n° 76 du 28 juin 2013, converti par la loi n° 99 du 9 août 2013.
Article 17, alinéa 3, du décret du Président de la République n° 435 du 7 décembre 2001.
Article 58 du décret-loi n° 124 du 26 octobre 2019, converti par la loi n° 157 du 19 décembre 2019 ; article 12-quinquies, alinéas 3 et 4, du décret-loi n° 34 du 30 avril 2019 ; Agenzia delle entrate, résolution n° 93/E du 12 novembre 2019.
Article 1er, alinéas 3, 4 et 116, de la loi n° 199 du 30 décembre 2025 ; article 11, alinéa 1er, et article 16-ter, alinéa 5-bis, du texte unique des impôts sur les revenus, approuvé par le décret du Président de la République n° 917 du 22 décembre 1986.
Article 1er, alinéa 4, du décret législatif n° 216 du 30 décembre 2023, tel que modifié par le décret-loi n° 55 du 23 avril 2025, converti par la loi n° 86 du 19 juin 2025.
Article 4, alinéas 2 et 3, du décret-loi n° 69 du 2 mars 1989, converti par la loi n° 154 du 27 avril 1989.
Article 13 du décret législatif n° 471 du 18 décembre 1997 et article 13 du décret législatif n° 472 du 18 décembre 1997, tels que modifiés par le décret législatif n° 87 du 14 juin 2024 ; arrêté du ministre de l’Économie et des Finances du 10 décembre 2025 relatif au taux de l’intérêt légal.
Articles 17 et 20 du décret législatif n° 241 du 9 juillet 1997 ; article 37, alinéa 49-quinquies, du décret-loi n° 223 du 4 juillet 2006 ; article 1er, alinéa 574, de la loi n° 147 du 27 décembre 2013.
Article 20, alinéas 2, 3 et 3-bis, du décret législatif n° 13 du 12 février 2024, tel que modifié par le décret législatif n° 148 du 7 août 2026.
Articles 72 à 74 et 243 du texte unique des versements et du recouvrement, approuvé par le décret législatif n° 33 du 24 mars 2025, applicable à compter du 1er janvier 2027.
Agenzia delle entrate, notices des déclarations Redditi PF 2026 et 730/2026 ; calendrier de la déclaration préremplie 2026.
Ce qui précède reflète la législation et la pratique administrative en vigueur à la date de publication et ne remplace pas l’examen du cas particulier : le recours à la méthode prévisionnelle suppose une estimation fiable du revenu de l’année, et chaque situation doit être appréciée au regard des déclarations et des revenus effectifs du contribuable.
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